News & Events at Loyola - Chicago

BIOETHICS UPCOMING EVENTS CALENDAR

Next Event:

October 23, 2007

SSOM 190, Noon - 1:00pm

“Professionalism and Medicine’s Social Contract with Society”

Presenters: Richard Cruess, MD, Sylvia Cruess, MD

Core Faculty Members, Medicine, McGill University

UPCOMING CONFERENCES

October 6, 2007
Just Doctoring: Social Justice and Medicine
A Leadership Summit on the Future of Social Justice and Service in Medicine

http://bioethics.lumc.edu/news_and_events/social_justice2007.html

February 27-29, 2008

Catholic Health Care Ethics

Schedule and details to be announced.

L’essor des agrocarburants pourrait aggraver le réchauffement climatique

LE MONDE | 24.09.07 | 15h12 • Mis à jour le 24.09.07 | 15h12

Le développement des agrocarburants pourrait considérablement aggraver le changement climatique en cours. L’avertissement n’émane pas d’un inconnu, mais de Paul Crutzen (Max-Planck-Institut für Chemie, Mainz, Allemagne), lauréat du prix Nobel de chimie, en 1995, pour ses travaux sur la dégradation de la couche d’ozone stratosphérique. Selon ses calculs, cosignés par une équipe internationale de chercheurs et publiés dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics Discussions, la production d’un litre de carburant issu de l’agriculture peut contribuer jusqu’à deux fois plus à l’effet de serre que la combustion de la même quantité de combustible fossile.

Le constat semble paradoxal. La combustion d’un agrocarburant est en effet neutre du point de vue du carbone : elle ne relâche dans l’atmosphère que le carbone préalablement absorbé par la plante. Mais, dans leurs travaux, Paul Crutzen et ses coauteurs se sont penchés sur les émissions de protoxyde d’azote (N2O) dues à l’agriculture intensive. Gaz qui, à quantité égale, contribue 296 fois plus à l’effet de serre que le dioxyde de carbone (CO2).Or le N2O est produit en quantité par l’agriculture. Une part des engrais azotés utilisés pour augmenter les rendements est en effet dégradée - par les sols, en particulier - en N2O. Le fait est connu : le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) estime, dans son dernier rapport, le “taux de conversion” de l’azote des fertilisants en protoxyde d’azote à environ 1 %. Selon M. Crutzen et ses coauteurs, ce taux est plus vraisemblablement situé entre 3 % et 5 %. Cette différence change la donne. Surtout pour les plantes dont la croissance exige de grandes quantités d’azote.

Avec un tel “taux de conversion”, la combustion de biodiesel issu du colza (80 % de la production européenne de cet agrocarburant) contribue ainsi 1 à 1,7 fois plus au réchauffement que l’utilisation d’une énergie fossile en quantité équivalente. Ce même coefficient est compris entre 1,3 et 2,1 pour le bioéthanol issu du blé et entre 0,9 et 1,5 pour celui issu du maïs. La seule culture dont l’utilisation sous forme de combustible est, selon les estimations des chercheurs, bénéfique au regard du changement climatique, est la canne à sucre, dont le coefficient est toujours inférieur à 1 (compris entre 0,5 et 0,9).

Pour parvenir à un “taux de conversion” de l’azote agricole en N2O d’environ 1 %, les experts du GIEC se sont fondés sur les mesures d’émission des plantes elles-mêmes. Paul Crutzen et ses coauteurs ont, au contraire, considéré le problème globalement. “Ils ont observé les variations de la concentration atmosphérique en N2O et les ont corrélées avec les quantités d’azote épandues dans l’environnement depuis le début de l’ère industrielle, explique le chimiste de l’atmosphère Didier Hauglustaine, directeur de recherche au CNRS. Après avoir tenu compte des émissions dues aux autres activités, ils parviennent à un “taux de conversion” de l’azote agricole en N2O trois à cinq fois supérieur aux précédentes estimations.”

Dans ces calculs, les marges d’erreurs sont importantes. Cette imprécision, estime M. Hauglustaine, “pose le problème du N2O, dont on connaît encore mal le bilan dans l’atmosphère, du fait du manque de réseaux de mesure”. Un processus de “revue en ligne” de ces résultats est engagé sur le site d‘Atmospheric Chemistry and Physics Discussions, processus au terme duquel certaines estimations pourront éventuellement être amendées. David Reay (Université d’Edimbourg), appliquant les évaluations de Crutzen et ses collègues, estime que la volonté du Sénat américain de multiplier par sept la production d’éthanol à base de maïs, d’ici à 2022, se traduirait par une hausse des émissions liées au transport de 6 %.

Par ailleurs, dans un récent rapport, l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) mettait en effet en garde contre certains dangers inhérents au développement des agrocarburants : risques de pénurie alimentaire, d’érosion de la biodiversité en raison de la reconversion de sols en surfaces cultivées, etc. Le rapport concluait que “la capacité des agrocarburants à couvrir une part importante des besoins énergétiques des transports sans nuire aux prix alimentaires ou à l’environnement est très limitée”.

Cette reconversion des terres est en outre parfois responsable d’émissions massives de carbone dans l’atmosphère. L’organisation non gouvernementale (ONG) Wetlands estime par exemple à 2 milliards de tonnes (Gt), la quantité moyenne de CO2 relâchée chaque année par le drainage des zones humides indonésiennes. Par comparaison, les émissions de gaz à effet de serre de la France se situaient, en 2004, à l’équivalent de 0,56 Gt de CO2.

Stéphane Foucart

Article paru dans l’édition du 25.09.07

New research projects could save 100,000 animals from experiments

Number of procedures in Britain at 15-year high
· £2.4m programme aimed at finding lab alternatives

* Alok Jha, science correspondent
* The Guardian
* Thursday September 20 2007

The government yesterday announced plans for a new programme of research which could save more than 100,000 animals from use in scientific experiments.

In total, £2.4m will be spent on the projects. They include developing lab-based models of human cells to study diabetes and lung disease and techniques to improve the welfare of frogs used in experiments.

According to the Home Office, 3.1m procedures were carried out on animals in 2006, a 15-year high that makes Britain the most active country in Europe for animal experiments. Procedures involving mice, rats and other rodents accounted for 83% of experiments. Experiments on cats, dogs, horses and non-human primates were less than 1% of all procedures. The 11 new projects are part of a wider strategy to replace, reduce and refine - known as the 3Rs - the use of animals in research.

Launching the projects, science minister Ian Pearson said research using animals was a “small, but unfortunately still necessary” part of the process of scientific discovery. “Applying the 3Rs is central to carrying out this research as ethically and humanely as possible, something that opinion polls have consistently shown is important in maintaining public support for work involving animals.”

He added: “Nobody else in the world is funding research to the level we are when it comes to alternatives to animals [but] I do have sympathy with the view that we ought to be doing more in this area.”

The National Centre for the Replacement, Refinement and Reduction of Animals in Research (NC3Rs) was set up by the government in 2004 in response to a House of Lords select committee report on the use of animals in scientific procedures which encouraged more work to find ways of reducing animal use in experiments.

Chief executive Vicky Robinson said the current focus of the agency was twofold: tissue engineering research to build better models of animals and refining those experiments that fall under the Home Office’s category of substantial severity. “This is the highest level of suffering legally allowed in the UK … and involves research into such things as modelling Parkinson’s disease, developing anti-microbial agents and vaccines, major surgical interventions, and toxicity studies where the death of the animal is required. In 2005 approximately 50 licences, 2% of the total number of licences, involved substantial severity. Trying to reduce the suffering of animals involved in this type of research is clearly important.”

Earlier this year the government was accused of downplaying the suffering of some animals used in experiments. A high court judge ruled that, in categorising experiments at Cambridge University on marmosets in 2000 and 2001, the then home secretary had acted unlawfully when he licensed brain experiments as causing “moderate” rather than “substantial” suffering. The Home Office has said it is in the process of reviewing the procedures for categorising animal suffering in experiments.

Among the NC3Rs projects funded is £300,000 to a team led by Jamie Davies at the University of Edinburgh to reduce animal use in growing kidney tissue. Scientists can already grow mouse kidneys in the lab by extracting particular cells from embryos, but the procedure involves killing the pregnant mouse. Professor Davies intends to develop the technique so that the organs can be grown in culture, reducing the need for embryonic cells.

He added that, if successful, the technique could be extended to people. “If we can find cells that can build kidneys in mice, then we ought to, with ethically obtained human material, do the same thing - that’s the distant vision.”

Dr Robinson said the work would replace some of the 15,000 animals used in studies of kidney regeneration and transplantation each year.

She added that more work was planned to reduce animal use in experiments. “We’ll also be shortly announcing a project which we have been working with the European pharmaceutical industry on to reduce the number of animals used in the acute toxicity tests which involve the death of the animals,” she said.

Translate nanoscience into nanotechnology - Purdue

September 20, 2007

Purdue-led network awarded $18.25 million NSF grant to grow users, translate nanoscience into nanotechnologyWEST LAFAYETTE, Ind. -

WEST LAFAYETTE, Ind. -Purdue University’s Network for Computational Nanotechnology has received a five-year, $18.25 million grant from the National Science Foundation to support the U.S. National Nanotechnology Initiative with expanded capabilities and services for computer simulations, NSF and Purdue officials announced Thursday (Sept. 20).

The national network was launched in 2002 with $10.5 million from NSF to develop sophisticated, high-powered computational tools that allow scientists from Boston to Beijing to advance nano-related research simply by using their desktop computers.

“This additional funding will help us expand these sophisticated computational tools to researchers, educators and even industry,” said network director Mark Lundstrom, Purdue’s Scifres Distinguished Professor of Electrical and Computer Engineering. “With the help of our five partner universities, we are growing beyond our roots in nanoelectronics to new areas such as nanofluidics, nanomedicine, nanophotonics and applications of nanoscience to the environment, energy, the life sciences and homeland security.”

The project is based in Purdue’s Discovery Park and includes partners at the University of California at Berkeley, the Molecular Foundry at Lawrence Berkeley National Laboratory, University of Illinois at Urbana-Champaign, Norfolk State University, Northwestern University and the University of Texas at El Paso.

Mihail “Mike” Roco, the NSF’s senior adviser for nanotechnology, said the project shows that the NSF is committed to working with the U.S. educational system and research institutions to ensure this nation fulfills the promise of nanotechnology and that its societal benefits are broadly and equitably distributed.

“The Network for Computational Nanotechnology at Purdue has become a leading knowledge open-source organization in the world, with a focus on nanoscale understanding, predictive simulations and education,” Roco said. “It is an ‘integrator’ of disciplines, experts, networking capabilities, and areas of application around the same nanoscale principles and tools. The network also aims to be a model for creating simulations that go well beyond the field of nanotechnology. The network has reached out to other universities to build experimental tools that have become the benchmark for equipping researchers committed to advancing emerging nano-info-bio technologies.”

The face for this global network is the nanoHUB, a free, Internet-based science gateway used by more than 3,000 national and international researchers and educators every month. In addition to online simulation services, the site’s menu includes courses, tutorials, seminars, podcasts, user reviews of tools and content, and discussions on the topics of nanoelectronics, nanomedicine and nanomaterials, as well as facilities for global collaboration.

Use of the Web site has increased fivefold the past two years, pushing current traffic to more than 25,000 users. In the last 12 months, 5,700 users have run more than 220,000 simulations with 50 available simulation tools. Another 80 non-network affiliated researchers have cited the nanoHUB in their publications.

These simulations describe the tiniest, nearly atomic-scale building blocks of nanodevices as well as components that are visible to the naked eye. At the same time, these multiscale simulations are key to using nanotechnology research to design diagnostic devices for medicine, sensors for homeland security, environmental monitoring and other potential applications.

“The nanoHUB has proven to be an extremely valuable tool for education and research,” said H.S. Philip Wong, a professor of electrical engineering at Stanford University. “We used the simulation tools on the site for homework exercises and mid-term exams. And the nanoHUB’s staff has been very responsive in supporting our class activities in a professional manner.”

Importantly, the site gives scientists and students access to resources that they would otherwise have to install and deploy themselves on their personal computers, said Gerhard Klimeck, a Purdue professor of electrical and computing engineering who leads the nanoHUB project.

“Beyond just accessibility, true usability of simulation tools and tutorials by non-specialists and our ability to deploy many tools rapidly have been the key elements to success,” Klimeck said. “Our ‘hub’ is different from other portal technologies, which typically require significant rewrites of the science software for Web deployment. We can host sophisticated simulation engines on the Web as-is or develop powerful new interfaces in just days with our Rappture toolkit.”

Current hot topics on the site include carbon nanotubes, nanotransistors, nanoelectronics and quantum dots. And Lundstrom and Klimeck say gateways focused on other disciplines, such as pharmacy, cancer and medical research, will be launched in the near future using the same technology.

“This project has been a real team effort at Purdue,” Lundstrom said. “The College of Engineering, Information Technology at Purdue, and the Office of the Vice President for Research have worked side-by-side with us. We’ve benefited greatly by being part of Discovery Park and by our partnerships with the Birck Nanotechnology Center, the Cyber Center, and the e-Enterprise Center as well as the College of Science and Purdue’s Computing Research Institute.”

Writers: Phillip Fiorini, (765) 496-3133, pfiorini@purdue.edu

Steve Tally, (765) 494-9809, tally@purdue.edu

Sources: Mark Lundstrom, (765) 494-3515, lundstro@purdue.edu

Mihail “Mike” C. Roco, (703) 292-8301, mroco@nsf.gov

H.-S. Phillip Wong, (650) 725-0982, hspwong@stanford.edu

Gerhard Klimeck, (765) 494-9212, gekco@purdue.edu

Purdue News Service: (765) 494-2096; purduenews@purdue.edu

IMAGE CAPTION:
This is an image of a quantum dot produced by a simulation using the nanoHUB, a Web site created by the Purdue-based Network for Computational Nanotechnology that is used by more than 3,000 national and international researchers and educators every month. Research simulations on carbon nanotubes, nanotransistors, nanoelectronics and quantum dots currently are among the most popular on the nanoHUB. This image shows the computed second excited electron state of a quantum dot nanodevice in which electrons resonate and emit pure bright light. Quantum dots are the basis of the new, energy-efficient, long-lasting, ultrabright light-emitting diodes (LEDs) that are becoming widely used in highway traffic signals. (Image by Wei Qiao, David Ebert, Makerk Korkusinski, Gerhard Klimeck )
This is an image of a quantum dot produced by a simulation using the nanoHUB, a Web site created by the Purdue-based Network for Computational Nanotechnology that is used by more than 3,000 national and international researchers and educators every month. Research simulations on carbon nanotubes, nanotransistors, nanoelectronics and quantum dots currently are among the most popular on the nanoHUB. This image shows the computed second excited electron state of a quantum dot nanodevice in which electrons resonate and emit pure bright light. Quantum dots are the basis of the new, energy-efficient, long-lasting, ultrabright light-emitting diodes (LEDs) that are becoming widely used in highway traffic signals. (Image by Wei Qiao, David Ebert, Makerk Korkusinski, Gerhard Klimeck )

This is an image of a quantum dot produced by a simulation using the nanoHUB, a Web site created by the Purdue-based Network for Computational Nanotechnology that is used by more than 3,000 national and international researchers and educators every month. Research simulations on carbon nanotubes, nanotransistors, nanoelectronics and quantum dots currently are among the most popular on the nanoHUB. This image shows the computed second excited electron state of a quantum dot nanodevice in which electrons resonate and emit pure bright light. Quantum dots are the basis of the new, energy-efficient, long-lasting, ultrabright light-emitting diodes (LEDs) that are becoming widely used in highway traffic signals. (Image by Wei Qiao, David Ebert, Makerk Korkusinski, Gerhard Klimeck ) 

http://news.uns.purdue.edu/x/2007b/070920LundstromNCN.html

La banquise arctique a connu un nouveau record de fonte au cours de l’été

La banquise arctique a connu un nouveau record de fonte au cours de l’été

LE MONDE | 18.09.07 | 16h33 • Mis à jour le 18.09.07 | 16h33

La fonte estivale de la banquise arctique s’accélère. Son extension a atteint un niveau historiquement bas ces derniers jours. Par rapport au précédent record, qui remonte à 2005, l’été 2007 aura vu la superficie des glaces de mer diminuer de l’équivalent de deux fois la surface de la France : au 9 septembre, elles ne couvraient que 4,24 millions de km2,

contre 5,32 millions de km2 il y a deux ans, selon le Centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC). L’Agence spatiale européenne (ESA) fait le même constat à partir des images du satellite Envisat. “La réduction de la banquise était de 100 000 km2 en moyenne chaque année, commente Leif Toudal Pedersen, du Centre spatial danois. Si bien que la perte d’un million de km2 représente une chute extrême.” “Battre des records est presque devenu une habitude, note Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au Laboratoire d’océanographie et du climat et responsable du programme européen Damocles. A ce rythme, la banquise estivale pourrait avoir disparu en 2020.”

Soit beaucoup plus tôt que ne le prévoient les modèles climatiques, qui tablent plutôt sur des eaux libres en été au pôle Nord vers 2050, note Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au Laboratoire d’océanographie et du climat et responsable du programme européen Damocles. Soit beaucoup plus tôt que ne le prévoient les modèles climatiques, qui tablent plutôt sur des eaux libres en été au pôle Nord vers 2050.Actuellement embarqué sur le brise-glace russe Fedorov, Jean-Claude Gascard peut littéralement toucher du doigt le phénomène : pendant plusieurs jours, le bâtiment a cherché en vain une plaque de glace suffisamment consistante pour accueillir une base dérivante comptant 25 personnes et 300 tonnes de matériel. Les scientifiques russes vont devoir se replier sur un îlot au large de l’archipel de Severnaya Zemlia, ce qui amputera le programme de recherche. “Il n’est pas impossible que nous aboutissions au constat que seules des expéditions en bateau dérivant sont désormais praticables en Arctique”, constate le chercheur.

A quoi tient cette fonte accélérée ? Jean-Claude Gascard avance deux explications : des étés plus chauds, liés au réchauffement climatique et marqués par une couverture nuageuse basse, “qui accroît l’effet de serre plutôt qu’elle ne réfléchit le rayonnement solaire”. Mais aussi “une accélération fantastique de la dérive transpolaire des glaces de mer”. Le voilier Tara, prisonnier volontaire de la banquise pour l’étudier, a connu un déplacement deux fois plus rapide que prévu.

Cette dérive conduit à l’évacuation des glaces de l’océan Arctique par le détroit de Fram, entre le Groenland et l’archipel du Spitzberg. Les vents en sont le principal moteur. Leur régime semble subir une modification liée à un changement de distribution des champs de haute et basse pressions en Arctique. Cette année, “les vents dominants ont apporté du sud de l’air chaud, notamment sur les côtes de Sibérie orientale”, souligne Sheldon Drobot, de l’université du Colorado. Spécialisée dans la prévision de l’évolution de la banquise, son équipe a été surprise par sa dislocation accrue en juillet. “Nos images satellites montrent aussi une perte de la glace ancienne, ce qui pourrait correspondre à un amincissement de la banquise”, poursuit-il.

Les indices des satellites sont corroborés par les observations in situ. Le brise-glace allemand Polarstern, qui a parcouru l’océan Arctique pendant tout l’été, a constaté que l’épaisseur moyenne de la banquise était d’environ un mètre, soit une diminution de moitié depuis 2001. Alors qu’il se trouvait à 150 km du pôle Nord, le navire océanographique a connu une journée entière de pluie.

Hervé Le Goff, ingénieur de recherche (CNRS) qui vient de partir hiverner sur Tara pour le programme Damocles, raconte que le voilier, à 400 km du pôle, a été baigné par des pluies intermittentes “tout le mois d’août. Il y a vingt ans, il ne pleuvait pas dans ces coins-là”.

Ces transformations radicales de l’océan Arctique, qui aboutiront à l’ouverture estivale de nouvelles routes maritimes - le passage du Nord-Ouest et bientôt celui du Nord-Est -, ont déjà des conséquences sur la faune. Les 25 000 ours blancs, privés de banquise qui constitue leur territoire de chasse, pourraient voir le nombre réduit de plus des deux tiers d’ici à 2050, selon une étude américaine de l’US Geological Survey.

“Je pense cependant que les principaux impacts de la diminution de la banquise seront sociaux, estime Sheldon Drobot. Des indices montrent que cela va modifier le régime des pluies en Europe de l’Ouest, ce qui pourrait avoir une influence majeure sur l’agriculture, la viticulture et d’autres activités économiques.”, estime Sheldon Drobot. Hervé Morin

RÉFÉRENCES

CHANGEMENT CLIMATIQUE EN ARCTIQUE.

Selon le rapport 2007 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le réchauffement de la planète aura de nombreuses conséquences sur toute la région arctique. Le principal effet prévu est la réduction, tant en épaisseur qu’en extension, de la banquise, des glaciers et des calottes glaciaires. La fonte saisonnière du pergélisol sera accentuée, ce qui aura des répercussions négatives pour les infrastructures qui y sont installées, le sol devenant plus mou. Les écosystèmes seront aussi bouleversés ainsi que les modes de vie traditionnels de certaines communautés humaines. Du côté des bonnes nouvelles, les coûts de chauffage des habitations seront réduits et de nouvelles voies maritimes ouvertes.

Les rapports du GIEC sont disponibles sur le site Internet www.ipcc.ch

Article paru dans l’édition du 19.09.07

Nanotechnology: The Future is Coming Sooner Than You Think

A JOINT ECONOMIC COMMITTEE STUDY

Jim Saxton (R-NJ), Ranking Member

Joint Economic Committee

United States Congress

March 2007

 

Abstract

Enhanced abilities to understand and manipulate matter at the molecular and atomic levels

promise a wave of significant new technologies over the next five decades. Dramatic

breakthroughs will occur in diverse areas such as medicine, communications, computing,

energy, and robotics. These changes will generate large amounts of wealth and force

wrenching changes in existing markets and institutions.

This paper discusses the range of sciences currently covered by nanotechnology. It begins

with a description of what nanotechnology is and how it relates to previous scientific

advances. It then describes the most likely future development of different technologies in a

variety of fields. The paper also reviews the government’s current nanotechnology policy

and makes some suggestions for improvement.

 

http://www.house.gov/jec/publications/110/nanotechnology_03-22-07.pdf

 

The Great Global Warming Swindle

http://video.google.com/videoplay?docid=-4123082535546754758&hl=fr

The Global Warming is not science but propaganda. (Professor Paul Reiter, IPCC and Pasteur Institute, Paris)

Peu d’industriels ont répondu aux questions de l’Etat sur les nanotechnologies

LEMONDE.FR | 13.09.07 | 18h13 • Mis à jour le 13.09.07 | 18h50

C’est en mai que l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a transmis à près de 350 industriels un questionnaire sur les nanotechnologies et les conditions dans lesquelles ils les utilisent. Les nanoparticules peuvent en effet avoir des conséquences nocives sur la santé, par contact cutané ou par ingestion, notamment pour les employés qui les manipulent, a expliqué, jeudi 13 septembre, Michèle Froment-Védrine, directrice générale de l’Afsset. Depuis, et malgré deux relances, les trois quarts des entreprises contactées pour ce questionnaire n’ont toujours pas répondu, s’est plainte la directrice.

Ce questionnaire fait partie d’une enquête de l’Agence sur les risques liés à l’exposition des employés de l’industrie aux nanotechnologies. Michèle Froment-Védrine refuse de donner des noms d’entreprises qui ont opposé une fin de non-recevoir, mais précise que”des acteurs majeurs et connus” figurent parmi elles. Et souligne que le même questionnaire a été transmis par l’administration Bush aux industriels américains, lesquels y ont répondu “sans faire d’histoire”. “Il faut à peine une heure pour y répondre”, précise la directrice générale de l’Afsset, qui s’explique mal l’absence de réponse de la plupart des entreprises françaises utilisant les nanotechnologies. Selon elle, l’argument du secret industriel ne tient pas, car la confidentialité des réponses avait été garantie.

PAS DE REGISTRE DES NANOTECHNOLOGIES

Ce différend entre l’Afsset et les industriels sollicités a été mis sur la table par Mme

Froment-Vedrine dans le cadre du Grenelle de l’environnement, au cours d’une réunion du groupe chargé des questions de santé et d’environnement, le 6 septembre. Les représentants du patronat insistaient sur le manque d’études prouvant l’existence d’un risque sanitaire lié aux nanotechnologies. Michèle Froment-Védrine a saisi l’occasion pour demander pourquoi la majorité des industriels n’avaient pas répondu aux questions de l’Afsset. Interpellé, Franck Gambelli, directeur de la Fédération des industries mécaniques au sein du Medef (syndicat des patrons), a expliqué que le questionnaire transmis était mal formulé, puis, selon plusieurs témoins, s’est excusé d’avoir répondu sur un ton très sec. Il n’existe aujourd’hui aucun registre des entreprises françaises qui utilisent les nanotechnologies, pas plus qu’il n’y a d’évaluation par l’administration de l’impact sanitaire potentiel de leurs applications spécifiques. L’enquête de l’Afsset est destinée à poser la première pierre d’un futur observatoire des nanotechnologies, qui sera placé sous sa tutelle.

Matthieu Auzanneau

Réchauffement climatique : le G8 et l’ONU exhortent les pays émergents à coopérer

LEMONDE.FR avec AFP | 10.09.07 | 20h52 • Mis à jour le 10.09.07 | 20h52

Les vingt plus gros consommateurs d’énergie de la planète – le G8, les grands pays émergents, des représentants des Nations unies et de la société civile – ont entamé, lundi 10 septembre, une réunion de deux jours à Berlin pour trouver un terrain d’entente, en vue de la conférence sur le climat prévue en décembre à Bali. A cette date, les pays devraient décider s’ils négocient ou pas un nouveau protocole sur le climat pour remplacer celui de Kyoto, qui devrait expirer en 2012.

“A l’heure actuelle, tout le monde n’est pas encore disposé, en particulier les pays émergents, à participer à des négociations” pour élaborer un cadre international de réduction des gaz à effet de serre, a constaté le ministre de l’environnement allemand, Sigmar Gabriel, au début de la rencontre. L’Inde comme la Chine, deuxième pollueur mondial derrière les Etats-Unis, justifient leur refus de participer à un accord international, en invoquant leurs besoins de développement. Pour l’heure, les deux géants asiatiques proposent des actions individuelles et localisées. Alors qu’une majorité des nations industrialisées souhaitent un accord sous l’égide de l’ONU impliquant un maximum de pays.

pour élaborer un cadre international de réduction des gaz à effet de serre, a constaté le ministre de l’environnement allemand, Sigmar Gabriel, au début de la rencontre. L’Inde comme la Chine, deuxième pollueur mondial derrière les Etats-Unis, justifient leur refus de participer à un accord international, en invoquant leurs besoins de développement. Pour l’heure, les deux géants asiatiques proposent des actions individuelles et localisées. Alors qu’une majorité des nations industrialisées souhaitent un accord sous l’égide de l’ONU impliquant un maximum de pays.

BESOINS DE DÉVELOPPEMENT

Les positions paraissent difficiles à concilier : les pays industrialisés pensent que les pays en développement “n’ont pas la volonté [de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre] et qu’ils font trop peu”, a estimé une représentante de l’ONU, la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Quant aux pays émergents, ils considèrent que “le monde industrialisé a failli dans sa promesse d’assistance financière et technologique”. “Aucun d’entre nous ne doit demander aux pays en développement de freiner leur développement”, a poursuivi Mme Brundtland, estimant que ces pays devaient être encouragés à “éviter les étapes les plus polluantes de leur développement” en favorisant le transfert des technologies propres et mobiliser les investisseurs privés et publics.

RÉDUCTION DE 60 % DES GAZ À EFFET DE SERRE

Le Club de Madrid et la Fondation des Nations unies – deux think-tanks constitués d’anciens chefs d’Etat, de gouvernement, de représentants du monde des affaires et de la société civile – ont planché sur les implications politiques et économiques de la question du climat. De leurs réflexions est né un texte cadre, le Global Leadership for Climate Action. Ce document propose de réduire d’ici à 2050 les émissions de gaz à effet de serre de 60 % par rapport à 1990.

Pour réussir cette performance climatique, les pays seraient soumis à une taxe sur le carbone. Celle-ci serait évaluée en fonction du degré de développement des Etats. Lundi, l’ancien président chilien Ricardo Lagos, envoyé spécial de l’ONU sur le climat et président du Club de Madrid a espéré “que l’ONU se servira de ce travail (…) qui inclut tous les pays, tous les secteurs, toutes les sources d’émissions”.

Watchdog ends ban on part-human part-animal embryo research

http://www.guardian.co.uk/science/2007/sep/06/1 

  • Go-ahead will aid study of debilitating diseases
  • Three-month consultation found broad support

Ian Sample, science correspondent - Thursday September 6 2007

British stem cell scientists celebrated the end of a lengthy battle to create embryos which are part-human and part-animal yesterday after the research was approved by the government’s fertility watchdog.

The Human Fertilisation and Embryology Authority ruled that scientists should be allowed to create the controversial embryos to investigate debilitating and untreatable medical conditions such as Alzheimer’s disease, Parkinson’s and motor neurone disease.

The decision to allow “cytoplasmic hybrid” or cybrid embryos, by inserting human DNA into an empty animal egg, followed a three-month public consultation which found participants were broadly in favour of the research.

An opinion poll conducted as part of the consultation revealed a significant minority opposed to all embryo research, while 61% of the wider public supported creation of interspecies embryos if it led to improved understanding of diseases.

In a statement issued yesterday, the HFEA said: “Having looked at all the evidence the authority has decided that there is no fundamental reason to prevent cytoplasmic hybrid research.”

Two teams of scientists, based at Newcastle University and King’s College London, have already applied to the HFEA to create human-animal embryos which would be 99.9% human and 0.1% animal. Their applications will now be scrutinised by the HFEA’s licensing committee before a decision this November.

Stephen Minger, who leads the King’s College team, plans to use the embryos to study Alzheimer’s, spinal muscular atrophy and Parkinson’s disease. His group will insert skin cells from patients into empty cow or rabbit eggs and allow the embryos to grow for a few days until stem cells can be collected. These cells will carry the genetic defects that trigger the disease, and can be used to investigate how it progresses from its earliest stages.

At Newcastle, a team led by Lyle Armstrong plans to implant human cells into hollowed-out animal eggs to learn how eggs convert adult cells into more basic cells which in turn can develop into almost any tissue in the body. Other teams are now preparing their applications, notably Ian Wilmut, who led the team that created Dolly the Sheep, and Chris Shaw at the Institute of Psychiatry in London, who hope to create embryos to investigate motor neurone disease.

By using animal eggs, researchers will be able to press ahead with stem cell research without having to rely on scarce supplies of human eggs. Under existing law, the embryos cannot be implanted into a womb and must be destroyed after 14 days, when they are a ball of cells no bigger than a pinhead.

The research has been heavily opposed by anti-abortion and religious groups.

The HFEA, which is mindful of the possibility of a judicial review from opposing groups, said the decision was “not a total green light” for the research, but recognition that the research was permissible “with caution and careful scrutiny”.

A decision was deferred on other interspecies embryos, including chimeras, which mix cells from animals and humans, and “true hybrids”, where human sperm is use to fertilise an animal egg, or vice versa.

In December, the government faced a revolt from scientists and patients’ groups when it published a white paper outlining plans to prohibit almost all research on interspecies embryos. Its opposition softened in May in a draft of the human tissues and embryos bill, which seeks only to outlaw true hybrids.

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